Ismail El Hattab

Ismail El Hattab sautant autant du Bédoui au Salhi, des Mawawils à la Nouba, Mélangeant les styles et chavirant les cœurs, est l’incarnation de l’authentique tunisien, l’esprit d’une génération de patriotes qui ont vécu la colonisation ainsi que l’indépendance et ont reflété leur passion révolutionnaire à travers leurs chansons.

Né à Jbenyana à proximité de Sfax en 1925, le fils aîné d’une famille de paysans a grandi dans un contexte de colonisation où la culture Fellagha était au summum de sa gloire. Les femmes chantaient les louanges des guerriers des montagnes, figures mythiques de la résistance tunisien, cachés entre les dunes, sautant des trains en marche pour échapper aux soldats français. Ismail El Hattab, un fervent patriote était touché par l’atmosphère révolutionnaire de l’époque, ce qui a influencé le style musical qu’il a adopté pour toute sa carrière.

El Hattab s’empara d’un style musical folklorique proche des cœurs des tunisiens, et de la classe ouvrière en particulier. Il réussit à redonner la vie à ce style, dans lequel la flûte traditionnelle appelée Gasba est harmonieusement mélangée au percussions de la Tabla.

Il chanta pour les révolutionnaires du Jbal ; Ma Bin El Wedyen, El Gafla Tsir et El Khamsa li lahgou be Jora, un hommage au fameux résistant Daghbagi. Il a chanté aussi de beaux textes d’amour comme Dazitili Hani Git, Marhoum elli Sama 3icha, Ya warda 3al bir et Andi Ghzala…

Douze ans après sa mort, Ismail El Hattab demeure extraordinairement populaire. Outre son charisme, sa posture virile et sa voix graveleuse, c’est assurément son appartenance à l’imaginaire révolutionnaire qui rend son souvenir aussi vivace dans une société terriblement désenchantée.

L’esprit de cette légende de la chanson populaire ne mourra jamais.

إسماعيل الحطاب فنان و مغني تونسي اشتهر بالفن الشعبي والأغاني البدوية و بالخصوص المزود . ترك بصمته في الأغاني الشعبية التونسية و شارك ضمن ثلة من الفنانين الشعبيين في أعظم حفل للموسيقى الشعبية بمسرح قرطاج سنة 1991 بعنوان « النوبة » توفي سنة 1994 دفن بمقبرة سيدي الجبالي بأريانة

أغانيه
الخمسة الي لحقوا بالجرة
بين الوديان
دزيتيلي هاني جيت

Ismail El Hattab jumping as much from Bedoui to Salhi, from Mawawils to Nouba, Mixing styles and capsizing hearts, is the embodiment of the authentic Tunisian, the spirit of a generation of patriots who lived through colonization as well as independence and reflected their revolutionary passion through their songs.

Born in Jbenyana near Sfax in 1925, the eldest son of a peasant family grew up in a context of colonization where the Fellagha culture was at the height of its glory. The women sang the praises of the mountain warriors, mythical figures of the Tunisian resistance, hidden between the dunes, jumping from moving trains to escape the French soldiers. Ismail El Hattab, an ardent patriot, was touched by the revolutionary atmosphere of the time, which influenced the musical style he adopted throughout his career.

El Hattab took hold of a folk musical style close to the hearts of Tunisians, and the working class in particular. He succeeds in reviving this style, in which the traditional flute called Gasba is harmoniously mixed with the percussions of the Tabla.

He sang for the revolutionaries of Jbal; Ma Bin El Wedyen, El Gafla Tsir and El Khamsa li lahgou be Jora, a tribute to the famous resistant Daghbagi. He also sang beautiful love texts like Dazitili Hani Git, Marhoum elli Sama 3icha, Ya warda 3al bir and Andi Ghzala …

Twelve years after his death, Ismail El Hattab remains extraordinarily popular. Besides his charisma, his virile posture and his gravelly voice, it is undoubtedly his belonging to the revolutionary imagination that makes his memory so vivid in a terribly disenchanted society. The spirit of this popular song legend will never die.

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