Les sœurs Chemmâma

Les sœurs Chemmâma sont des chanteuses et danseuses tunisiennes qui ont été en leur temps les coqueluches des familles de la capitale tunisienne, Tunis.

Leur père est un commerçant juif tunisien prospère qui meurt prématurément, laissant sa famille dans le besoin. C’est ce contexte difficile qui amène Kammûna, Mannâna, Bîbiya et Bhayla à trouver un moyen de gagner leur vie. Musiciennes par leur éducation familiale, considérées comme belles et talentueuses, elles fondent alors une troupe musicale (aouada) pour se produire sur scène malgré les réticences de leur famille conservatrice.

On raconte qu’elles font de l’ombre à Leïla Sfez, qui est de moins en moins sollicitée et doit se résigner à s’occuper de l’éducation musicale de sa nièce, Habiba Msika. Les sœurs chantent en chœur et dansent, régulièrement accompagnées par le violoniste Kaylu.

Des photographies les montrent avec des pantalons bouffants coquins, leur mise en scène et leur talent leur assurant une célébrité : elles sont ainsi de toutes les fêtes des familles tunisoises. Installées avec leur mère dans un hôtel particulier de la rue de l’École à Tunis, elles suscitent la convoitise de chevaliers servants et obtiennent un succès tel qu’elles reçoivent des propositions de la part de maisons de disques, comme celle de Fella Nataf, et enregistrent plusieurs de leurs succès.

الأخوات شمامة مغنيات وراقصات تونسيات
والدهم تاجر يهودي تونسي ناجح يموت قبل الأوان ، تاركًا عائلته محتاجة. إن هذا السياق الصعب هو الذي يدفع كامينة ومانا وبوبيا وبهيلة إلى إيجاد طريقة لكسب قوت يومهم أسسوا فرقة موسيقية لتقديم العروض على خشبة المسرح

The Chemmâma sisters are Tunisian singers and dancers who were in their time the darling of families in the Tunisian capital, Tunis. Their father is a successful Tunisian .

Jewish trader who dies prematurely, leaving his family in need. It is this difficult context which brings Kammûna, Mannâna, Bîbiya and Bhayla to find a way to earn their living. Musicians by their family education, considered beautiful and talented, they then founded a musical troupe (aouada) to perform on stage despite the reluctance of their conservative family.

It is said that they overshadow Leïla Sfez, who is less and less in demand and must resign herself to taking care of the musical education of her niece, Habiba Msika. The sisters sing and dance, regularly accompanied by violinist Kaylu.

Photographs show them with naughty baggy pants, their staging and their talent ensuring them a celebrity: they are thus of all the festivals of the Tunisian families. Installed with their mother in a private mansion in the rue de l’École in Tunis, they arouse the envy of serving knights and obtain such success that they receive proposals from record companies, such as that of Fella Nataf, and record many of their successes.

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