Hédi Jouini

Hédi Jouini, de son vrai nom Mohamed Hédi Ben Abdessalem Ben Ahmed Ben Hassine, né le 1er novembre 1909 à Tunis et décédé le 30 novembre 1990, est un chanteur, oudiste et compositeur tunisien.

Durant sa longue carrière, Jouini a composé près de 1 070 chansons et 56 opérettes. Ses chansons aux airs inspirés du flamenco ne cessent de connaître le succès en Tunisie et dans les pays du Machrek.

Après un bref séjour à La Rachidia, Jouini commence à se produire, dès l’âge de seize ans, dans de petites formations locales en qualité de joueur de mandoline. Mais c’est Mouni Jebali, père de Maurice Meimoun, qui l’initie à l’oud. À vingt ans, sa popularité augmente puisqu’il chante avec la troupe Arruqi dont le siège est à Bab Souika. Il fait également partie des artistes de Taht Essour, café autour duquel se tient toute une école de poètes, de paroliers et de chansonniers. Comme tous les artistes de Taht Essour, il aborde presque tous les genres connus à l’époque : des chansons légères, des mouachahs, des dawrs, du folklore tunisien, des opérettes, des musiques de film ou des chants patriotiques.

Il travaille aussi avec Mahmoud Bayrem Ettounsi. Les premiers tubes qu’il compose sont interprétés par Hassiba Rochdi en compagnie d’un orchestre dirigé par Mohamed Triki. Lorsque Ali Riahi fait sa première apparition en public, en 1936, Jouini fait partie de l’orchestre qui l’accompagne.

Il intègre Radio Tunis, dès son inauguration en 1938, et y assure un concert hebdomadaire en direct.

Dans les années 1940, il joue dans le film Le Possédé de Jean Bastia. Il écrit et compose par ailleurs les chansons du film La Septième Porte d’André Zwobada, où il apparaît avec son épouse, la chanteuse Widad.

En 1986, il produit sa dernière composition Masbarnech. Un an après, en 1987, Jouini effectue sa dernière apparition en public sur les planches du Festival international de Carthage.

Hédi Jouini fonde une famille avec une femme juive de vingt ans sa cadette, Ninette, avec qui il a quatre garçons et deux filles. En raison de la religion de sa compagne, ils ne se sont jamais mariés et leurs enfants se sont exilés en Europe ou aux États-Unis.

En 1966, il est élevé au grade d’officier de l’Ordre de la République par le président Habib Bourguiba. Il reçoit alors les félicitations du président de la SACEM, Georges Auric, et de tous les membres de son conseil d’administration.

En 1982, il est à nouveau décoré par le président Bourguiba pour l’ensemble de son œuvre et pour sa contribution à l’enrichissement du patrimoine culturel tunisien.

هادي الجويني ولد سنة 1909 بتونس، و توفّي في 30 نوفمبر 1990، هو أصيل منطقة باب الجديد، بدأ دراسته في « الكتّاب » بحي سيدي المشرف بمنطقة الحجامين بالمدينة العتيقة في تونس، حيث تعلّم ما تيسر من القرآن الكريم. وانتقل إلى مدرسة باب الجديد ثم بفرع المدرسة الصادقية. كان يتعلم في الوقت نفسه العزف على العود، ويحفظ الأغاني القديمة لمشاهير الفنانين العرب

تعلم الترقيم الموسيقي من عازف الفيولونسيل الإيطالي « بونورا »، ثم التحق بمعهد فرنسي للموسيقى وعمل به معلماً للعود للتلاميذ المبتدئين

امتازت أول أغانيه بالبساطة وخفة الروح ومنها شيري حبيتك التي أداها في « ديو » مع المطربة شافية رشدي

التفت إثر ذلك إلى الشعر الأصيل ودرس النغمات التونسية، سعياً منه للنهوض بفن الأغنية التونسية؛ فانضم إلى جماعة تحت السور الشهيرة التي أخذت على نفسها أن ترتقي بالشعر الغنائي. لحّن الهادي الجويني لرواد جماعة تحت السور ومنهم عبد الرزاق كرباكة الهادي العبيدي ومصطفى خريّف، ومحمد العريبي، ومحمد المرزوقي، وعلي الدوعاجي، ومحمود بورقيبة، وغيرهم. ثم انضم إلى جمعية « الرشيدية » ينهل منها الأنغام الأندلسية الأصيلة

Hédi Jouini, whose real name is Mohamed Hédi Ben Abdessalem Ben Ahmed Ben Hassine, born November 1, 1909 in Tunis and died November 30, 1990, is a Tunisian singer, oudist and composer.

During his long career, Jouini composed nearly 1,070 songs and 56 operettas. His songs with tunes inspired by flamenco continue to be successful in Tunisia and in the countries of the Mashreq.

After a brief stay at La Rachidia, Jouini began to perform, at the age of sixteen, in small local groups as a mandolin player. But it was Mouni Jebali, father of Maurice Meimoun, who introduced him to oud. At the age of twenty, his popularity increased as he sang with the Arruqi troupe headquartered in Bab Souika. He is also one of the artists of Taht Essour, a café around which a whole school of poets, lyricists and songwriters is held. Like all Taht Essour artists, he tackles almost all the genres known at the time: light songs, mouachahs, dawrs, Tunisian folklore, operettas, film music or patriotic songs.

He also works with Mahmoud Bayrem Ettounsi. The first hits he composed are performed by Hassiba Rochdi in the company of an orchestra conducted by Mohamed Triki. When Ali Riahi made his first public appearance in 1936, Jouini was part of the accompanying orchestra. He joined Radio Tunis, from its inauguration in 1938, and provided a weekly live concert there. In the 1940s, he played in the film Le Possédé by Jean Bastia. He also writes and composes the songs for the film The Seventh Door by André Zwobada, where he appears with his wife, singer Widad. In 1986, he produced his last composition Masbarnech. A year later, in 1987, Jouini made his last public appearance on the stage of the International Festival of Carthage.

Hédi Jouini founded a family with a Jewish woman twenty years his junior, Ninette, with whom he has four boys and two girls. Due to the religion of his companion, they never married and their children went into exile in Europe or the United States.

In 1966, he was elevated to the rank of Officer of the Order of the Republic by President Habib Bourguiba. He then received congratulations from the president of SACEM, Georges Auric, and all the members of its board of directors.

In 1982, he was again decorated by President Bourguiba for all of his work and for his contribution to the enrichment of Tunisian cultural heritage.

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