Ali Riahi

Ali Riahi, de son nom complet Ali Fethi Ben Mohamed Ben Brahim Riahi, né le 30 mars 1912 à Tunis et mort le 27 mars 1970 à Tunis, est un chanteur et compositeur tunisien. Il est le petit-fils de Sidi Brahim Riahi dont la zaouïa se trouve dans une rue de la médina de Tunis.

Artiste raffiné et exigeant, il jouissait d’une popularité s’étendant par-delà les frontières de son pays, notamment au Maghreb ou à Paris, et laisse l’image d’un artiste romantique à la « voix de vermeille ».

Fils d’une grande famille bourgeoise de La Marsa, Ali Riahi a très tôt le goût de la chanson qu’il pratique dans l’intimité de sa chambre en imitant Oum Kalthoum, Mohammed Abdel Wahab ou Sayed Darwich. Sous le pseudonyme de Fethi Riahi, il commence sa carrière en se produisant dans d’anonymes formations musicales avant d’affronter son premier gala.

Ayant appris le malouf, il est admis comme chanteur à Radio Tunis en 1938, à l’invitation d’Othman Kaak. Chaque mercredi vers 21h00, il interprète sur les ondes de la radio des chansons de sa composition.

En 1945, Riahi part en tournée à travers l’Algérie. Il se produit notamment sur la scène de l’Opéra d’Alger qui l’accueillera de nouveau un an plus tard pour deux galas. En juillet 1946, il enregistre ses premiers disques pour le compte de Pathé Marconi. L’orchestre qui l’accompagne en Algérie est dirigé par le violoniste Kaddour Srarfi et comprend notamment Mustapha El Kamel. Grâce à ces enregistrements, ses chansons connaissent un grand succès dans les pays du Maghreb. Par la suite, il compose sept chansons pour Mohamed Jamoussi qui les chante dans le film Ounchoudet Myriam tourné au Maroc.

Au début de 1949, il effectue une grande tournée en Algérie où il donne vingt galas. En juin de la même année, il revient en Tunisie et chante au casino du Belvédère avec Salah El Mahdi en chef d’orchestre. En avril 1950, il effectue une nouvelle tournée de 24 galas en Algérie alors que, en novembre, la BBC diffuse un programme consacré à sa carrière. Le 18 mars 1953, Riahi part en Égypte. Au Caire, il se produit en compagnie d’un orchestre égyptien à l’Institut de musique orientale et enregistre ses chansons à la radio cairote. En mars 1966, accompagné de la troupe de la radio-télévision tunisienne, il donne plusieurs galas en France. Il y retourne quelques mois plus tard pour enregistrer sept disques pour Pathé Marconi. En juillet 1966, il est invité à déjeuner par Youssef Slama à Créteil et, accompagné au kanoun, il reprend ses plus beaux refrains enregistrés et conservés à ce jour. Lamine Bey le nomme commandeur du Nichan Iftikhar en 1954 alors que le président Habib Bourguiba le décorera quelques années plus tard des insignes d’officier de l’Ordre de la République tunisienne.


En janvier 1970, il séjourne à la clinique Saint-Augustin afin d’éliminer un taux élevé de cholestérol. Malgré le traitement, il succombe le 27 mars à une crise cardiaque sur la scène du Théâtre municipal de Tunis, ce qu’il avait d’ailleurs souhaité lors d’une interview à la radio quelques jours auparavant. Il laisse finalement plus de 150 chansons de styles différents — chanson traditionnelle tunisienne et orientale, synthèse des deux styles, style occidentalisé, etc. — qui constituent une étape caractérisant la création tunisienne au cours de la première moitié du XXe siècle.
L’opérette Ô rossignol de l’amour de l’art et de la vie a été produite en sa mémoire.
Une statue en cire de l’artiste, commandée en Chine pour un montant de 30 000 dinars, est retenue le 25 mai 2017 par les services douaniers tunisiens.

علي الرياحي هو فنان وملحن تونسي ولد في 30 مارس 1912 وتوفي في 27 مارس 1970 في تونس العاصمة
قام عام 1945 بدورة فنية في الجزائر. في أفريل 1950 قامت هيئة الإذاعة البريطانية ببث برنامج عليه. منحه محمد الأمين باي عام 1954 نيشان الافتخار. في جانفي 1970 دخل إلى المستشفى بسبب ارتفاع نسبة الكولستيرول. في 27 مارس 1970، بينما كان في حفلة على خشبة المسرح البلدي بتونس توفي بسبب نوبة قلبية. في مقابلة صحفية على الإذاعة جرت معه أسبوع قبل الحفل كان الرياحي تمنى أن يتوفى على خشبة المسرح
كان أول تونسي يمزج القالبين الشرقي والتونسي في أغانيه التي يشدو بها إلى حد الآن عديد المغنين التونسيين. يعتبر من المجددين في الموسيقى التونسية ويبقى رمزا من رموز الأغنية التونسية
كان يجهل القراءة والكتابة وهو أمر لم يحل دونه ودون التلحين حيث كان يدندن اللحن ثم يقوم بتلحينه على آلة «الطار» لضبط ايقاعه. أمّا التدوين والترقيم الموسيقي فقد كان يقوم به مجموعة من الملحنين الذين آمنوا بموهبته أمثال أحمد القلعي ومحمد الزهروني ووناس كريم وعبد الحميد بلعلجية . كان أول من أدخل الإيقاع الأفريقي على الألحان التونسية وذلك في أغنيته الشهيرة «حبيبتي الزنجية» التي كتب كلماتها نور الدين صمود

Ali Riahi, by his full name Ali Fethi Ben Mohamed Ben Brahim Riahi, born March 30, 1912 in Tunis and died March 27, 1970 in Tunis, is a Tunisian singer and songwriter.

He is the grandson of Sidi Brahim Riahi whose zaouïa is located in a street in the medina of Tunis. Refined and demanding artist, he enjoyed a popularity extending beyond the borders of his country, in particular in the Maghreb or in Paris, and leaves the image of a romantic artist with a « ruddy voice ».

Son of a large bourgeois family from La Marsa, Ali Riahi very early on had a taste for song which he practiced in the privacy of his room, imitating Oum Kalthoum, Mohammed Abdel Wahab or Sayed Darwish. Under the pseudonym of Fethi Riahi, he began his career by performing in anonymous musical groups before facing his first gala. Having learned Malouf, he was admitted as a singer to Radio Tunis in 1938, at the invitation of Othman Kaak. Every Wednesday around 9:00 p.m., he performs songs of his own composition on the radio. In 1945, Riahi went on tour across Algeria. He performs in particular on the stage of the Opera of Algiers which will welcome him again a year later for two galas. In July 1946, he recorded his first records for Pathé Marconi. The orchestra which accompanies him in Algeria is conducted by the violinist Kaddour Srarfi and notably includes Mustapha El Kamel. Thanks to these recordings, his songs are very successful in the Maghreb countries. Subsequently, he composed seven songs for Mohamed Jamoussi who sings them in the film Ounchoudet Myriam shot in Morocco.

At the beginning of 1949, he made a major tour in Algeria where he gave twenty galas. In June of the same year, he returned to Tunisia and sang at the Belvédère casino with Salah El Mahdi as conductor. In April 1950, he made a new tour of 24 galas in Algeria while, in November, the BBC broadcasts a program devoted to his career. On March 18, 1953, Riahi left for Egypt. In Cairo, he performs with an Egyptian orchestra at the Institute of Oriental Music and records his songs on the Cairo radio. In March 1966, accompanied by the Tunisian radio and television troupe, he gave several galas in France. He returned there a few months later to record seven discs for Pathé Marconi. In July 1966, he was invited to lunch by Youssef Slama in Créteil and, accompanied to the kanoun, he took up his most beautiful refrains recorded and preserved to this day.

Lamine Bey appointed him commander of Nichan Iftikhar in 1954 while President Habib Bourguiba decorated him a few years later with the insignia of an officer of the Order of the Republic of Tunisia. In January 1970, he stayed at the Saint-Augustin clinic in order to eliminate high cholesterol levels. Despite the treatment, he succumbed on March 27 to a heart attack on the stage of the Municipal Theater in Tunis, which he had hoped for in a radio interview a few days earlier. He finally leaves more than 150 songs of different styles – traditional Tunisian and oriental song, synthesis of the two styles, westernized style, etc. – which constitute a stage characterizing Tunisian creation during the first half of the 20th century.

The operetta Ô nightingale about the love of art and life was produced in his memory. A wax statue of the artist, ordered from China for an amount of 30,000 dinars, was detained on May 25, 2017 by the Tunisian customs services.

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