Néjiba Hamrouni

Néjiba Hamrouni , née le 10 mai 1967 et morte le 29 mai 2016, est une journaliste et syndicaliste tunisienne, qui a été présidente du Syndicat national des journalistes tunisiens. Journaliste au quotidien arabophone Assabah pendant huit ans. Elle poursuit comme rédactrice en chef de la revue Cawtaryat, publiée par le Centre arabe d’étude et de formation de la femme (Center of Arab Woman for Training and Research ou Cawtar). Elle milite en parallèle pour la liberté de la presse et l’indépendance des journalistes.

Adhérente de l’Association des journalistes tunisiens, elle est à partir de 2008 chargée des libertés de la presse, puis trésorière du Syndicat national des journalistes tunisiens et sujette à de multiples pressions. Elle est la cible de menaces, et d’attaques racistes car elle a la peau noire. Elle est également surveillée par le pouvoir du président Zine el-Abidine Ben Ali.
Après la révolution tunisienne, elle devient la première femme élue en 2011 à la présidence de ce syndicat. Elle le reste jusqu’en 2014, s’investissant notamment pour une rupture avec les pratiques antérieures entre les médias et le pouvoir, pour les conditions de travail des journalistes, et pour leur formation. Elle se montre particulièrement vigilante sur la liberté de la presse avec le gouvernement dirigé par Hamadi Jebali, issu du parti islamiste Ennahdha, et anime en 2012 une grève nationale des journalistes. Le gouvernement cède, à l’issue de ce mouvement, sur la revendication principale des grévistes, et annonce l’application de deux décrets garantissant la liberté de la presse. Ces décrets 115 et 116 avaient été signés le 2 novembre 2011 par le président par intérim, Fouad Mebazaa, mais restaient bloqués depuis l’arrivée au pouvoir de Jebali. Le décret 115 interdit les restrictions à la circulation de l’information et protège les sources des journalistes alors que le décret 116 crée une Haute Autorité indépendante de la communication audiovisuelle (effective en 2013).

Début mai 2016, la dramaturge tunisienne Leila Toubel lui écrit une lettre de soutien, la sachant atteinte d’un cancer . Elle meurt le 29 mai 2016 des suites de cette maladie.

ولدت نجيبة الحمروني في 10 ماي 1967 بمنطقة البطان من ولاية منوبة

هي صحفية وأولّ امرأة تترأس النقابة الوطنية للصحفيين التونسيين

تخرجت نجيبة الحمروني سنة 1995 من معهد الصحافة وعلوم الإخبار

بدأت مسيرتها المهنية في مجال الصحافة ضمن يومية « الصباح » ثمّ انتقلت للعمل بمركز المرأة العربية للدراسات والبحوث (كوثر)

انتخبت نجيبة الحمروني، سنة 2008، بأول مكتب تنفيذي لنقابة الصحفيين التونسيين وتولت رئاسة لجنة الحريات، ثم أمانة المال للنقابة

ترأست النقابة بين سنة 2011 وسنة 2014

توفيت نجيبة الحمروني في 29 ماي 2016

Néjiba Hamrouni, born May 10, 1967 and died May 29, 2016, is a Tunisian journalist and trade unionist, who was president of the National Union of Tunisian Journalists. Journalist for the Arabic-speaking daily Assabah for eight years. She continues as editor-in-chief of the journal Cawtaryat, published by the Arab Center for the Study and Training of Women (Center of Arab Woman for Training and Research or Cawtar). At the same time, she campaigns for press freedom and the independence of journalists.

A member of the Association of Tunisian Journalists, from 2008 she was in charge of press freedoms, then treasurer of the National Union of Tunisian Journalists and subject to multiple pressures. She is the target of threats, and racist attacks because she has black skin. It is also monitored by the power of President Zine el-Abidine Ben Ali. After the Tunisian revolution, she became the first woman elected in 2011 to the presidency of this union. It remains so until 2014, investing in particular for a break with previous practices between the media and power, for the working conditions of journalists, and for their training. It is particularly vigilant on press freedom with the government led by Hamadi Jebali, from the Islamist Ennahdha party, and in 2012 led a national journalists’ strike. The government yielded, at the end of this movement, on the main demand of the strikers, and announced the application of two decrees guaranteeing the freedom of the press. These decrees 115 and 116 were signed on November 2, 2011 by the interim president, Fouad Mebazaa, but have remained blocked since Jebali came to power. Decree 115 prohibits restrictions on the flow of information and protects journalists’ sources, while decree 116 creates an independent High Authority for audiovisual communication (effective in 2013).

At the beginning of May 2016, the Tunisian playwright Leila Toubel wrote her a letter of support, knowing that she had cancer. She died on May 29, 2016 as a result of this disease.

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