Kalthoum Bornaz

Kalthoum Bornaz, née le 24 août 1945 à Tunis et morte le 3 septembre 2016 à Ben Arous, est une réalisatrice, scénariste et productrice de cinéma tunisienne.

Elle appartient à la première génération de femmes cinéastes en Tunisie, et à une génération d’artistes et d’intellectuels, jeunes au moment de l’indépendance tunisienne, qui ont grandi et émergé professionnellement durant les années Bourguiba.

Après 1968, en France ou en Tunisie, elle travaille comme scripte à la télévision puis au cinéma, comme assistante pour les réalisateurs Rachid Ferchiou, Tarak Ben Ammar, Nacer Khémir, Claude Chabrol, Franco Zeffirelli et Serge Moati et comme monteuse. Elle participe ainsi au montage de Vendredi ou la vie sauvage de Gérard Vergez, Pirates de Roman Polanski et La Barbare de Mireille Darc, et comme scripte ou assistante à la réalisation des Magiciens de Claude Chabrol, de la mini-série Jésus de Nazareth de Franco Zeffirelli et des Baliseurs du désert de Nacer Khémir. Elle réalise différents courts métrages et moyens métrages dans les années 1980 et 1990.

Elle met quatre ans à réunir le financement nécessaire à son premier long métrage, Keswa, le fil perdu, qui sort en 1998, et crée sa propre société de production, Les Films de la Mouette. Ce premier long métrage est diffusé en Tunisie et présenté dans plusieurs festivals internationaux, comme à Tübingen et Mannheim. Il est distingué également en juillet 1998 d’une mention spéciale du jury au palmarès de la biennale de l’Institut du monde arabe à Paris (4e biennale des cinémas arabes).

Dix ans plus tard, en 2008, un deuxième long métrage est diffusé, L’Autre moitié du ciel, et fait partie de la compétition lors du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou 2009.

En 2012, elle est l’une des premières signataires d’un appel pour la constitution d’un Comité de défense des valeurs universitaires et de soutien à la faculté des lettres, des arts et des humanités de l’université de La Manouba, réagissant ainsi aux pressions des salafistes sur l’université.

Elle meurt le 3 septembre 2016 des suites d’une explosion de gaz à son domicile de Mutuelleville.

 كلثوم برناز وهي من مواليد  مدينة تونس سنة   1945، درست  اﻷدب واللغة
الانقليزية،في تونس و في مدرسة باريس للتصوير السينمائي في عام 1968، وبدأت مسيرتها السينمائية في المونتاج   ومخرجة مساعدة  مع كلود شابرول وكريستوف كيسلوفسكي ورندا الشهال صباغ، وأخرجت عدد كبير من اﻷفلام القصيرة والوثائقية، وعام 1997 قدٌمت أول فيلم طويل  » كسوة: الخيط الضائع

توفيت في 3 سبتمبر 2016 بعد انفجار غاز في منزلها في موتويلفيل

Kalthoum Bornaz, born August 24, 1945 in Tunis and died September 3, 2016 in Ben Arous, is a Tunisian director, screenwriter and film producer.

She belongs to the first generation of women filmmakers in Tunisia, and to a generation of artists and intellectuals, young at the time of Tunisian independence, who grew up and emerged professionally during the Bourguiba years.

After 1968, in France or Tunisia, she worked as a television scriptwriter and then in the cinema, as an assistant for directors Rachid Ferchiou, Tarak Ben Ammar, Nacer Khémir, Claude Chabrol, Franco Zeffirelli and Serge Moati and as an editor. She thus participates in the editing of Friday or the Wild Life by Gérard Vergez, Pirates by Roman Polanski and La Barbare by Mireille Darc, and as script or assistant in the production of Magicians by Claude Chabrol, of the mini-series Jesus of Nazareth by Franco Zeffirelli and the Desert Beacons of Nacer Khemir. She directed various short and medium-length films in the 1980s and 1990s.

It took four years to raise the necessary funding for her first feature film, Keswa, the lost thread, which was released in 1998, and created her own production company, Les Films de la Mouette. This first feature film is broadcast in Tunisia and presented in several international festivals, such as Tübingen and Mannheim. It was also distinguished in July 1998 with a special mention by the jury in the prize list of the biennial of the Institute of the Arab world in Paris (4th biennial of Arab cinemas).

In 2012, she was one of the first signatories of a call for the constitution of a Committee for the defense of university values and support for the Faculty of Letters, Arts and Humanities of the University of La Manouba, reacting thus to the pressures of the Salafists on the university.

She died on September 3, 2016 following a gas explosion at her home in Mutuelleville.

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